Il Progetto

Territorio del progetto

La scoperta di chiese e santuari, gli itinerari processionali che rivelano contesti urbanistici e paesaggistici di grande suggestione, la degustazione di piatti tipici e prodotti locali, l’esposizione di lavori artigianali: promuovere la festa significa valorizzare accanto al bene folklorico il patrimonio ambientale, architettonico e artistico, l’artigianato tipico, i prodotti e l’enogastronomia locale.

Per rispondere alla crescente esigenza di un turismo culturale  si è voluta  creare una serie di itinerari che  offrano tem

atizzazioni derivanti dalla messa in rete delle emergenze culturali presenti lungo i percorsi di via. Tra le tematizzazioni, oltre agli aspetti sopra descritti, è stata presa in considerazione anche  la pittura tardo gotica, che costituisce uno degli elementi unificatori tra la Liguria di Ponente e il dipartimento delle Alpi Marittime. Questa continuità pittorica è stata favorita dalle relazioni e dalla sostanziale omogeneità delle popolazioni che abitavano i versanti opposti delle alpi, e tale continuità è verificabile nella medesima iconografia religiosa e nei medesimi autori.

A tal fine vengono offerti percorsi di valorizzazione del territorio che, incentrati sulla festa, mettono in relazione i beni culturali presenti sul territorio avvalendosi di materiale promozionale appositamente realizzato, dal dépliant al CD ROM al sito internet.

La collaborazione del Dipartimento Ricerca, Innovazione, Formazione e politiche giovanili, Cultura e Turismo della Regione Liguria con il Comitè Regional du Turisme Riviera Cote d’Azur permette di far conoscere le feste tradizionali della Liguria e le principali emergenze artistiche presso i potenziali turisti del versante francese e quelle della Provenza presso di la  Liguria.

 

UTILISATION DU SITE

Vous trouverez sur la gauche, le menu de navigation.

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2 - Le descriptif des lieux de cultes, fêtes ou peintures.

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Pour la France, cliquer sur le Département des Alpes-Maritimes et vous obtiendrez la liste des communes recensées avec l'offre culturelle médiévale.

 

PRESENTATION FRANCAISE

 Le christianisme imprégnera ces territoires et se manifestera dans une floraison d’architectures et d’œuvres artistiques qui ont été préservées jusqu’à nos jours, tant leur rôle est essentiel pour la vie des êtres humains.
Les communautés monastiques seront les premières à marquer le territoire par leurs circulations. Dans les premiers siècles de notre ère, Saint Dalmas empruntera les vallées alpines pour y porter la Bonne Parole. Son corps décapité sera miraculeusement amené à Pedona où la grande abbaye de Borgo San Dalmazzo sera édifiée au 7ème siècle par la reine lombarde Théodolinde. De là, les moines rejoindront les vallées alpines où leurs prieurés s’édifieront, assurant la puissance et la richesse de la grande abbaye. Et c’est à l’aube du 5ème siècle que saint Honorat revient d’un long voyage en orient pour retrouver sa terre des Gaules. Il interrompra pour un temps ses pérégrinations pour s’établir sur l’île Lérina. Le rayonnement de sa communauté monastique s’étendra jusqu’au-delà des frontières.
Les plus anciennes architectures qui nous soient parvenues dans les Alpes Maritimes témoignent de ces temps reculés, l’église Sainte Croix de Saint-Dalmas-de-Valdeblore est un de ces importants prieurés. La pureté de son style des premiers siècles de l’art roman est d’une touchante beauté, elle s’apparente aux édifices de cette période qui imposent leur présence dans le paysage par leur émouvante simplicité, avec leurs belles absides tout en rondeur, prêtes à accueillir les dévotions. Leurs décors discrets de bandes lombardes ou de dents d’engrenages se retrouvent encore à Breil ou à Saorge où la population fait don de son église aux moines de Lérins pour s’assurer de leur présence protectrice.
Peu de ces églises millénaires sont parvenues jusqu’à nous, leur présence en est d’autant plus précieuse.
 
Au cours des siècles suivants, ce sont les paroisses qui rythmeront la vie des villageois de dévotions au fil des saisons.
Aux 13ème et 14ème siècles sont édifiées une multitude d’églises, paroisses de villages ou sanctuaires protecteurs sur les lieux de passage. Architectures qui témoignent que la richesse n’abonde pas, mais la construction s’impose comme une nécessité, car pas un moment de la vie ne se déroule sans les auspices divins. Le paysan ne s’aventurerait en aucun cas dans les champs distants sans être rassuré par la présence d’une chapelle où sainte Barbe ou saint Grat les protégeront de la foudre ou des mauvaises récoltes. De même, aucun village ne se sentirait en sécurité sans une enceinte invisible mais ô combien puissante contre les maladies, rempart dont les portes seraient les chapelles dédiées à st Roch, st Antoine ou à st Sébastien, jouxtant les chemins d’accès ou de sortie. Leur large auvent précédant la courte nef est dessiné pour abriter la prière. 
Postérieurement à leur construction, ces édifices seront décorés. Les murs vibreront de la présence des saints, présence rassurante mais aussi exigeante qui éclairera la vie de chacun par son exemplaire perfection. C’est surtout dans le courant du 15ème siècle que ces images se cristalliseront dans la technique de peinture à fresque qui leur a permis de parvenir jusqu’à nous aussi vivantes qu’il y a cinq siècles.
La peinture s’épanouira aussi sur le bois, tilleul, peuplier ou noyer finement préparé et enduit, à l’instar des icônes primitives, pour recevoir avec respect l’image du Christ, de la Vierge ou des Saints.
 
Les noms Louis Brea, Jean Baleison et Jean Canavesio semblent dominer cette riche expression artistique. Ils ne nous feront pas oublier tous ces maîtres connus ou anonymes qui expriment eux aussi cette vocation de circulation que l’on a déjà soulignée au cœur des Alpes. Ils ont enrichi un patrimoine qui ignore les frontières et redessine un territoire mêlant de multiples influences, celles toutes proches de la Lombardie, de la Ligurie ou du Piémont, mais aussi bien distantes du lointain nord de l’Europe. L’Allemagne ou les Flandres parviennent jusqu’à nos contrées, par la vallée du Rhône et à travers les Alpes qui jouent pleinement leur rôle de voie de passage pour l’Italie. Ainsi, l’on retrouve des accents de Schongauer dans les passions dramatiques de Canavesio et l’artiste hollandais Antoine Ronzen circulant entre Flandres et Italie transmet l’intensité réaliste et expressive des écoles du nord dans les œuvres qu’il nous laisse à Villars ou à Puget-Théniers.
La sculpture exprimera la même richesse et la même diversité d’emprunts. Un puissant frisson parcours des œuvres monumentales à Puget-théniers ou à Utelle qui, plus encore peut-être que les œuvres picturales nous projettent dans notre Renaissance au tout début du 16ème siècle. Le lien avec les Flandres y reste très marqué et l’on ne peut manquer de l’associer au passage de Mathieu d’Anvers dans la région.
Cette tradition flamande restera vivace, on sait combien l’œuvre de Rubens marquera nos vallées, à travers de nombreuses copies qui seront des modèles de la production de l’art baroque.
 
A l’occasion de ce parcours à travers les édifices et œuvres d’art, c’est un art vivant qui se révèle dans une transmission de siècle en siècle de mêmes gestes répétés autour des supports que constituent les objets de dévotion. Les fêtes témoignent de ces traditions séculaires qui enracinent l’homme dans son passé, indispensable tremplin pour permettre son devenir. Pèlerinages et roumerages empruntent les anciens chemins, occasion pour chacun de renouer avec les siens dans un grand rassemblement festif. La nécessité vitale de se sentir protégé par le ciel n’est peut-être plus essentielle de nos jours, mais plus que jamais le lien humain a besoin de s’y restaurer, dans une dimension d’humanité à laquelle les saints nous invitent encore et toujours, forts de leur invisible présence. Les repas partagés perpétuent cette grande communion et peut-être plus encore qu’une statue ou un retable, une recette culinaire se manifeste comme tradition vivante dans ce qu’elle a de périssable et perpétuellement renouvelé. la dégustation des spécialités locales transmises de génération en génération est, sans hésitation, recommandée sur place. Car revivre l’histoire, les fêtes et traditions, telle est bien le but de ce voyage à travers notre patrimoine. 

 

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