Nice

Fête de l'Annonciation

 

La fête a lieu le premier week-end suivant cette date, dans le jardin de Cimiez.
 
Le samedi matin, aubades dans les quartiers de Nice (Cours Saleya, marché de la Libération).
 
Le dimanche toute la journée, animations, danses et musiques du Comté de Nice dans les jardins de Cimiez. Exposition de cougourdons et de produits locaux.
 
 

Vierge de la Miséricorde

 

Chapelle des Pénitents-Noirs dite de la Miséricorde.
 
On ne connaît rien sur l’origine de ce tableau qui se trouva très dégradé après deux siècles d’exposition sous un auvent à l’extérieur de la chapelle. Il fut repeint en 1874 par un restaurateur du Louvre du nom de David. Il aurait rédigé l’inscription : « Peint par Brea en 1465 ». L’œuvre est reprise à plusieurs reprises par la suite.
 
La peinture représente une Vierge à l’Enfant protégeant l’Humanité sous son manteau de miséricorde. Selon une iconographie traditionnelle, les clercs sont représentés à sa droite et le laïcs à gauche. Elle est vêtue d’une robe de brocart richement ornée, d’une richesse et précision de détail atteignant rarement un tel niveau dans la peinture de louis Bréa, même à Biot où le brocart apparaît aussi sous le manteau. 
A cette scène s’ajoute de façon inhabituelle le thème du Couronnement de la Vierge. Au-dessus d’elle, deux anges portent sa couronne, et tiennent en main un long phylactère. On peut y lire : « conception tua dei genitrix » et « salve regina misericordie vita dulcedo ».
Le paysage en arrière plan semble être celui de la ville de Nice et de la Baie des Anges. Luc Thévenon y identifie le château et la porte du pont Saint-Antoine.

Note sur le Manteau protecteur de la Vierge :
Le motif du manteau protecteur de Marie appartient au premier fonds de la mariophanie du Haut Moyen Âge. Il circule ensuite dans l’hagiographie byzantine comme en témoigne, par exemple, la Vie de saint André le Fol composée par Nicéphore dans la première moitié du Xe siècle : « André vit nettement de ses yeux une Dame, de stature très élevée, s’avancer dans sa parure féminine, hors des portes royales, environnée d’un cortège harmonieux […]. La prière terminée, elle s’approcha du sanctuaire, recommença à prier pour le peuple qui l’entourait. Alors, le voile étincelant, elle l’écarta, et, le déployant avec une majesté imposante, elle le maintint étendu de ses mains sans tâches, elle en couvrit tout le peuple qui se tenait au-dessous. Et durant un temps assez considérable, ces hommes admirables, Épiphane et André, le contemplèrent, déroulé au-dessus de la foule et laissant rayonner tout autour une gloire divine, à la manière de l’électrum »
 
En Occident, il faut attendre le XIe siècle pour que la littérature latine des miracles de la Vierge donne à nouveau réception au motif visionnaire au moment où les mentalités, redécouvrant l’humanité du Christ, découvrent aussi celle de sa Mère et lancent véritablement le culte marial en Occident.
 
À la fin du XIIIe siècle, à elle seule, Marie est devenue la forme de toutes les formes, le corps de tous les corps puisqu’elle est à la fois comparée à l’univers et à l’Église, à l’infiniment petit et à l’infiniment grand.
 
Au siècle où l’exégèse définit cette construction vertigineuse, le manteau de Marie devient alors lui-même dans les récits visionnaires le « corps » d’un corps d’Église à part entière : celui des ordres religieux.
 
En formulant une stricte parenté entre « la Vierge comme vêtement du Christ » et « le Christ comme robe de Marie », le langage exégétique du XIIIe siècle a posé les véritables conditions d’une transposition visionnaire de cette homologie. Dès lors, entrer sous le manteau de Marie a aussi signifié « revêtir le Christ » (Rm. 13, 14 ; Ga. 3, 27). On comprend alors la fortune tant narrative qu’iconographique du thème au XIIIe siècle dont Jean Delumeau a montré qu’elle allait de pair au XIVe siècle avec le développement des confréries. Jouant principalement de la définition métaphorique du corps du Christ comme corps d’Incarnation et comme corps d’Église, les auteurs ont alors déployé la robe mariale selon le prodigieux angle d’ouverture qui était le leur. Le manteau de la Vierge est ainsi devenu synonyme d’un « corps » idéal où pouvait prendre place tous ceux qui franchissaient l’enceinte du péché pour entrer dans le sein de l’Église. C’est alors que ce manteau de Marie pouvait protéger, c’est-à-dire contrôler en même temps qu’introduire les hommes dans la lumière du Christ Sauveur et Rédempteur.
 

 

Emplacement

France
43° 41' 45.2292" N, 7° 16' 30.8064" E

Fête de la Saint Pierre

La fête de la Saint-Pierre est l’authentique fête des pêcheurs : c’est la traditionnelle célébration de la mer, qui donne lieu à de nombreuses animations, programmées sur 2 jours.
Les célébrations religieuses débutent avec la messe dite à l’église du Gésu. La procession, la bénédiction et l’incinération de la barque ont lieu sur la plage de Nice, après le spectacle des groupes folkloriques.

Emplacement

Port de NiceNice
France
43° 41' 52.602" N, 7° 17' 6.0288" E

Notre Dame de l'Annonciation

Emplacement

Place du Monastère de Cimiez
Nice
France
43° 43' 14.1816" N, 7° 16' 43.6296" E

 

L’emplacement où est construit l’église correspond probablement à celui où se trouvait un temple romain, peut-être consacré à Diane. Ce temple faisait partie de la cité de CEMENELUM, capitale de la province des Alpes-Maritimes.
L’église aurait été construite sur ce site au 9ème siècle par les moines de l’abbaye voisine de saint Pons qui la desservirent jusqu’au 16ème siècle.
 
En 1543, lors du siège de Nice par les troupes franco-turques, le monastère de la Sainte-Croix des frères mineurs de l’Observance, situé hors la ville (quartier Buffa, à la Croix de Marbre) fut détruit. En 1546, il fut suggéré aux moines de s’installer à Cimiez, pour occuper le sanctuaire des bénédictins qui était pratiquement inutilisé. On procéda à l’échange de terrains, et les Observants construisirent un nouveau couvent qui devint, en un demi siècle, un lieu de pèlerinage parmi les plus fréquentés de la région.
La communauté franciscaine était animée d’une grande vitalité, elle créa dans la région de nombreux couvents dépendants : Sospel, Saorge, Carnolès, Lantosque, Monaco.
Cimiez était un centre actif de recherche, d’étude et de prière. De nombreux frères s’y préparèrent pour partir en mission.
 
La Révolution mit fin à cette activité, qui put cependant reprendre avec la restauration sarde en 1814. En 1849, Cimiez était déclaré couvent de hautes études et l’on pouvait y soutenir des thèses en théologie et philosophie.
Au début du 20ème siècle, la loi sur les congrégations et de séparation de l’église et de l’état vinrent à nouveau altérer la vie du monastère et réduire son activité.
 
A l’heure actuelle, trois frères séjournent au monastère et officient en tant que prêtres.
 
Description :
 
Le couvent fut reconstruit dès 1546, l’arrivée des franciscains (petit cloître) et agrandi au 17ème/18ème siècles (grand cloître). 
 
L’église actuelle correspond à l’église bénédictine du 15ème siècle. Simple nef sans bas-côtés à trois travées couvertes de voûtes d’ogives. Aux 16ème et 17ème siècles, on construisit quelques chapelles latérales et le chœur derrière l’autel pouvant accueillir 40 moines. En 1662, la famille Caissoti et Roubion de Nice finança la construction du portique pour abriter les pèlerins, et fit figurer le dessin de ses armes dans la calade du sol.
La façade fut construite en style néo-gothique au 19ème siècle.
 
L’édifice est de dimension réduite, mais l’intérieur offre cependant une grande richesse de peinture et de mobilier.
Les voûtes de la nef et du chœur furent peintes en 1859 par un artiste vénitien, le Chevalier Giacomellli, illustrant la vie de saint François et de grands saints franciscains, ainsi que des évangélistes.
Le somptueux retable en bois sculpté est doré à la feuille d’or et daté de 1663. Il est très comparable dans son style à celui de l’église du monastère de Saorge. La statue de la Vierge au maître autel provient de l’ancien monastère de la Sainte-Croix démoli en 1543, c’est la Vierge des Grâces qui se manifesta miraculeusement en bien des occasions. Paul Canestrier relate qu’ « au début du 18ème siècle, une caravane d’explorateurs européens parmi lesquels se trouvait des niçois, fut assaillie par une bande de crocodiles dans la Haute Egypte et sauvée par l’intercession de N.D. de Cimiez implorée par les niçois ; ceux-ci rapportèrent comme ex-voto un crocodile abattu à coups d’arquebuse, qui fut longtemps exposé dans l’église de Cimiez, puis relégué dans les combles du vieux lycée.
En 1793, deux moines tentèrent d’enlever la statue de la Madone pour la mettre à l’abri des sans-culottes. La statue se fit si lourde qu’ils ne purent l’ébranler. La Madone voulait rester au-dessus de l’autel. Durant toute la période révolutionnaire, personne n’osa insulter l’image miraculeuse ».
Il est à noter que la Madone de Cimiez fut au cours des siècles une fidèle protectrice, même dans les temps les plus difficiles. Les murs du sanctuaire étaient alors couverts d’ex-voto qui disparurent après la Révolution.
 
Une croix séraphique de marbre fut installée à l’intérieur de l’église, une copie se trouvant à l’extérieur. Elle est datée de 1477 et provient du monastère des franciscains Conventuels qui se trouvait dans la vieille ville et fut détruit à la Révolution. Elle fut sauvée de la destruction et cachée jusqu’au 19ème siècle. Elle est de taille monumentale et conçue selon le modèle des croix de procession du 15ème siècle avec des bras terminés par des médaillons tréflés où figurent des personnages selon un symbolisme traditionnel. Ici, l’avers représente la Vierge au centre, le Christ Sauveur au médaillon supérieur, ceux des bras latéraux représentant saint Bernardin de Sienne et saint Claire. Au revers, une figure centrale de séraphin crucifié rappelle la stigmatisation de saint François. Au médaillon de gauche, saint Louis de Toulouse et à droite, saint François.
En haut de la croix, un pélican symbolise le Christ donnant son sang pour les hommes.
 
Trois peintures de Louis Bréa ou de son atelier sont présentes dans l’église, une Pietà de 1475, une Crucifixion datée de 1512 et une Déposition non documentée.
 
    

Noël

23 au 28 décembre : La crèche vivante - Lou Presèpi - sur la Place Rossetti

Tous les après-midi, animations musicales, lecture de contes, présentation des animaux.

Messe de minuit le 24 décembre.
 

Emplacement

Nice
France
43° 41' 48.804" N, 7° 16' 34.4352" E

Fête de Catherine Ségurane

10h : aubade dans le Vieux-Nice
10h30 : messe en l’église Saint-Martin
11h30 : dépôt de gerbe au monolithe de Catherine Ségurane et verre de l’Amitié place Saint-Augustin.

 

Emplacement

Rue Sincaire
Nice
France
43° 41' 58.4916" N, 7° 16' 46.6032" E

Carnaval

PROGRAMME 

Le Carnaval se déroule sur une période de trois semaines.

 Il commence avec l’arrivée un vendredi soir, du char du Roi, accompagné des écoliers niçois. Il vient prendre place sur la Place Massena.
Les corsos ont lieu les samedi et mardi en soirée, et le dimanche après-midi, sur un itinéraire faisant le tour du jardin Albert Ier.
Des batailles de fleurs ont lieu le long de la Promenade des Anglais les mercredi et samedi après-midi.
Le dernier dimanche, on procède à l’incinération du Roi Carnaval, calmant ainsi l’embrasement effréné avant la période de carême. 
 

Emplacement

Place Massena
Nice
France
43° 41' 48.9156" N, 7° 16' 13.9656" E

Fête patronale de sainte Réparate

La statue de la sainte est portée en procession de l’église Saint-François-de-Paule à la cathédrale. Cette procession suit un trajet qui conduit de la mer vers la ville pour commémorer l’arrivée de la sainte. Elle associe au clergé les confréries de Pénitents niçoises.
Le matin, départ des confréries de Pénitents de la Cathédrale Sainte Réparate en direction de la rue Saint François-de-Paule.
 Rassemblement devant le couvent des Pères Dominicains (rue Saint François-de-Paule) puis départ de la procession en direction de la place Rossetti.
10H00 : Messe pontificale en la Cathédrale Sainte Réparate.                                                                   

 En fin de matinée,  cérémonie au Monument aux Morts de la place Rossetti (dépôts de gerbes).             
L'après-midi, animations musicales et folkloriques.
 

 

Emplacement

Nice
France
43° 41' 49.92" N, 7° 16' 32.8152" E

Crucifixion

 

Le retable Provient de l’église des Frères Mineurs de l’Observance du couvent de Sainte Croix, détruit en 1543 lors du siège de Nice par François Ier. En 1546, l’œuvre est transportée par les franciscains à Cimiez. Le programme iconographique est d’inspiration franciscaine, saint François figurant en place d’honneur, à la droite du Christ. Trois saints de son ordre sont représentés sur les bandes latérales.
 
Le panneau central représente une monumentale crucifixion. A gauche de la croix, la Vierge tombe, soutenue par St Jean et une sainte Femme. Une autre sainte Femme, derrière St Jean, joint les mains en regardant le Christ sur la croix. En arrière de ce groupe, St François d’Assise, vêtu de blanc, montre ses stigmates et lève les yeux vers le Christ. A droite, Ste Marie-Madeleine est agenouillée et embrasse le pied de la croix. On lui retrouve les traits d’autres personnages féminins de l’œuvre de Bréa, notamment Ste Catherine d’Alexandrie du Rosaire de Taggia. Faut t’il y voir une jeune femme très présente dans la vie du peintre ? En arrière, St Jérôme se frappe la poitrine. Sur le côté, deux personnages vêtus en seigneurs de la renaissance devisent en regardant la scène. Selon certains auteurs, il pourrait s’agir de Nicodème et Joseph d’Arimathie. Pour d’autres, le personnage tournant le dos serait Louis Bréa lui-même. La prédelle présente de très belles compositions de scènes de la Passion. Au centre figure un Christ de Passion, selon une représentation courante dans la région : le Christ est seul, entouré des instruments de la Passion, selon un mode adopté par Jean Canavesio et par l’atelier d’Antoine Ronzen.
 
La crucifixion est différente des retables précédemment exécutés par Bréa. Affranchi des règles traditionnelles et abandonnant le décor gothique, l’artiste présente ici la composition sur un panneau unique. Les figures sont presque grandeur nature et ont perdu leur rigidité habituelle. Le paysage montre en outre que le peintre sait donner l’illusion de la troisième dimension avec habileté, en suggérant la profondeur non plus par l’étagement des plans, mais en utilisant les effets de clair-obscur. Au renouveau de la composition s’ajoute une transformation dans la qualité picturale et le dessin : Louis Bréa accentue en effet les expressions ainsi que la plasticité des figures, héritée probablement de sa collaboration avec Vincenzo Foppa, dans un dessin plus ferme et un coloris plus vif. On remarque aussi certaines innovations iconographiques telles que celle de la représentaiton de Marie-Madeleine ne portant plus le vase de parfums mais embrassant la Croix, ou que celle de St Jean ne tenant pas le calice mais soutenant la Vierge. Les visages ont perdu leur impassibilité, ils sont marqués par la douleur. Cette tendance naturaliste suggère l’impact du style flamand sur Bréa. La connaissance des modèles lombards et flamands a influencé l’exécution de la Crucifixion de Cimiez, étape importante de l’évolution de Bréa, montrant qu’il a su absorber les modes de la Renaissance et les a transcrits avec succès.
 

 

Emplacement

Place du Monastère de Cimiez
Nice
France
43° 43' 20.2656" N, 7° 16' 35.5944" E

PIETA

 

Sur le panneau central figure la Vierge de Pitié acceptant sa douleur avec humanité. Dans le ciel, les anges, laissant apparaître leur souffrance qui exprime la douleur de l’humanité, offrent un contraste face à la sérénité de Marie qui parvient à surmonter sa peine.
La scène est placée dans un des premiers paysages connus de la peinture niçoise en colline et vallées. Le château serait peut-être celui de Nice. A gauche figure St Martin, très populaire en France et en Italie. Il est représenté en jeune chef militaire monté sur son cheval. A gauche de la Vierge figure Ste Catherine d'Alexandrie, vénérée tant dans la région niçoise que dans le bassin méditerranéen.
 
C’est la première œuvre attestée de Louis Bréa. Les traditions françaises sont mêlées aux influences ultramontaines. Le groupe de la Vierge et du Christ est encore nettement provençal, rappelant la Pietà de Villeneuve-lès-Avignon d’Enguerrand Quarton. La représentation de St Martin est par contre très italianisante, proche de l’art toscan et présente des affinités stylistiques avec l’art lombard. Des similitudes avec le St Martin du retable peint à Treviglio par Bernardo Zenale et Bernardino Butinone permettent de supposer que les artistes ont pu s’inspirer d’un modèle commun. On voit bien comment Louis Bréa, dès le début de sa création, est ouvert aux influences extérieures à la région et capable de les assimiler.
 

 

Emplacement

Place du Monastère de Cimiez
Nice
France
43° 43' 12.468" N, 7° 16' 44.7816" E

 ALCOTRA

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