Antibes

Fête de la Saint Pierre

 

Trois jours de festivités en l’honneur de Saint-Pierre, le patron des pêcheurs. Portée sur un pavois par dix hommes, la statue, au cou de laquelle pendent des poissons d’argent, est descendue de la cathédrale où elle demeure tout au long de l’année, vers la mer, au son des fifres et des tambours. Elle est déposée sur une barque fleurie et emmenée au large où les fleurs sont jetées à la mer, à la mémoire des disparus. Pour renouer avec la tradition des fêtes d’antan, la Saint-Pierre, sera l’occasion de multiples divertissements pour petits et grands, avec de nombreuses attractions parmi lesquelles régates, concours de pêche, jeux pour les enfants.                      
Le vendredi, journée d'animations avec initiations à la pêche, et d'expositions. Soirée musicale avec un concert gratuit, puis défilé naval aux lampions sous les remparts de la ville. En même temps, défilé naval à Juan les Pins.                                                   
Le samedi concours de pêche, brocante marine, défilé des jouteurs en ville et animation musicale. L'après-midi, tournoi de joutes, démonstration de course à la rame face à la plage de la Gravette.          
Le dimanche en matinée, réception des pointus au port Vauban. A 9h Grand Messe des Marins puis départ de la procession de Saint-Pierre dans les rues du vieil Antibes, accompagnée du Bagad de Saint-Mandrier. A 11h, départ en mer pour la bénédiction des bateaux et la Gerbe en mer. L'après-midi, régate souvenir Armand Martini devant la plage de la Gravette. 15h Concert du Bagad de Saint-Mandrier au village Saint-Pierre et au Bastion Saint-Jaume 16h Défilé des pointus entre le port de la Salis et la plage de la Gravette · 17h Course de pointus à la rame entre le port de la Salis et la plage de la Gravette.
La fête se termine le dimanche soir avec une grande sardinade animée.                                                                            
 

Emplacement

Cathédrale
Rue Saint Esprit
ANTIBES
France
43° 34' 58.836" N, 7° 7' 43.3956" E

DEPOSITION

 

Selon Robert Latouche, l'œuvre aurait été commandée à Aundi en 1539 par le Frère Bernard «  frater et dominus Bernardus heremita dicte ecclesie de Introvineis nominate ». Elle devait décorer la chapelle Notre Dame d’Entrevignes qui venait d'être peinte à fresque en 1536. Honoré Labande nous en donne une description :
 
« Cette œuvre est du plus haut intérêt non seulement par la beauté des femmes qui entourent le corps du Christ, mais aussi par la composition. Entre la ville de Jérusalem et le calvaire où les deux larrons sont encore attachés à leur croix, circulent de nombreux personnages de petite dimension à pied ou à cheval ; de la montagne du calvaire jaillit une source où s’abreuve un juif, il puise dans l’eau purificatrice l’assurance de la vie éternelle et de la régénérescence. ».
 
Ce retable était placé dans la chapelle Notre-Dame d’Entrevignes (Notre-Dame des Anges) à la Garoupe, chapelle aujourd’hui disparue. Honoré Labande suggère que la chapelle pourrait être celle de Sigale, toujours existante, mais cela est peu probable. Il émet d’ailleurs des doutes au regard du manque d’éléments qui expliqueraient le déplacement du tableau de Sigale à Antibes.
 
Bien avant la Révolution française le retable d’Aundi fut déplacé dans la chapelle de l’Hôpital mixte d’Antibes, propriété de l’administration de l’Armée à l’époque.
Lors de la transformation de l’Hôpital en Maison de repos et de sa chapelle en réfectoire,
Romuald Dor de la Souchère, conservateur au musée Grimaldi (aujourd’hui musée Picasso), enlève l’œuvre le 4 juin 1931 pour l’exposer, après restauration, dans une salle voûtée en forme de chapelle du château Grimaldi (réception officielle le 31 janvier 1933 en présence de Monseigneur Remond, évêque de Nice).
La Déposition a désormais trouvé place dans la chapelle Saint Bernardin, récemment restaurée.

 

Emplacement

Rue Saint Bernardin
ANTIBES
France
43° 34' 54.3324" N, 7° 7' 29.7624" E

ASSOMPTION

 

L’œuvre représente une Vierge de l’Assomption entourée de six anges, couronnée par le Christ et Dieu le Père.
Elle est peinte sur un panneau de bois, et constitue probablement le compartiment central d’un retable.
Claire-Lise Schwok nous propose un historique de l'oeuvre :
Le panneau a été presque entièrement repeint, (restauration en 1888 par Felon) et se trouve actuellement en très mauvais état. Brès (1906) et Bensa (1908) signalent qu’avant de repeindre le panneau, le restaurateur a ajouté deux tableautins au compartiment central et dessina sur celui de droite, le tableau dans son état de détérioration avec une légende : «Tableau votif de Notre Dame de la Garde d’Antibes. Peinture de 1513 dans son état de dégradation en 1888». Sur celui de gauche, il reconstitua le tableau dans son état primitif avec une inscription : «Reconstitution en 1888. Notre-Dame d’Août par M. Joseph Felon. Tableau votif peint en 1513» et prit la liberté de supprimer divers anges ainsi que les apôtres. Il semblerait que Felon ait encore dessiné le retable avant de le repeindre.
 
Dans la partie inférieure est représenté un paysage maritime : à gauche, une vue de la plage et de la ville d’Antibes, à droite, un personnage barbu, probablement le donateur. Comme le souligne Felon en 1888 (Brès 1906), la place toute particulière accordée à cette figure confère au panneau un caractère d’ex-voto.
 
 
 Bien que les documents permettant de se faire une idée de l’œuvre dans son état original aient disparu, il est décrit par Moris : « A la partie inférieure, une vue de la ville et de la plage d’Antibes et une inscription qui indique l’auteur, Antoine Aundi, et les donateurs : la ville et les consuls » (Moris, 1912).
 
Selon l’étude des textes de Brès, Bensa et Moris on retient donc que le panneau a été exécuté par Antoine Aundi. En faveur de l’identification de l’auteur, Labande signale en 1937 un texte découvert par Dor de la souchère qui était conservateur du musée Grimaldi, il s’agit d’un relevé par Maurice Muterse, donnant le nom de l’artiste. 
Quant à la date (1513), elle n’apparaît plus et Claire-Lise Schwok est d’avis avec Brès qu’elle n’a certainement pas été citée arbitrairement par le restaurateur Felon, mais qu’elle devait effectivement figurer sur le panneau d’origine.
 

Emplacement

Rue Saint Bernardin
ANTIBES
France
43° 34' 54.3036" N, 7° 7' 29.532" E

Pélerinage de Notre Dame du Bon Port

Le jeudi,  Sanctuaire de la Garoupe messe à 6h15, puis bénédiction de la Terre et de la Mer suivie de la procession, descente de la Vierge à Antibes avec compliments aux divers reposoirs. A 9h messe à la Cathédrale d’Antibes. Dans la soirée, chapelet, prières, chants à la Vierge et chant des Mariniers d’Antibes.                                                                               

Le vendredi, à la cathédrale, veillée chantée : chants à la vierge et chant des mariniers. Suivie d'un concert de musique traditionnelle.                              

Le samedi, encore une soirée de prières avec chapelets et chants à la cathédrale. Puis desente aux flambeaux à la plage de la Gravette et feu de joie. Autrefois on brûlait des barques, aujourd'hui, on brûle du bois de pin.                                                 

Le dimanche, messe à la cathédrale à 6h15, puis procession à N D de la Garoupe avec station à six reposoirs. A l'arrivée, on vend les traditionnelles fougassettes et l'on dit la messe à la chapelle. La journée se termine avec un chapelet médité, dans le milieu de l'après-midi.

Emplacement

chapelle de la Garoupe
Route du Phare Cap d'Antibes
Antibes
France
43° 33' 51.426" N, 7° 7' 56.3376" E

Vierge du Rosaire

 

Le retable est composé d’un compartiment central surmonté d’un arc en plein cintre, entrouré des scènes du Rosaire, de la vie et la Passion du Christ. La Vierge protège de son manteau les laïcs à sa gauche, les ecclésiastiques à sa droite. La Vierge est debout sur un croissant de lune, ajout tardif ou représentation d’origine ? Autour de la Vierge, dix huit panneaux figurent, mystères du Rosaire et scènes de miracles dans la partie inférieure qui pourraient être des ex-votos.
Selon l’iconographie diffusée par les dominicains à Taggia, et tout comme à Biot, la Vierge de Miséricorde est associée à la Vierge du Rosaire. Les personnages de la Vierge et des personnages qu’elle protège, dont le pape et le roi, sont proches de ceux de Taggia exécutés en 1513. La Flagellation et le Couronnement d’épines reprennent les scènes de la Crucifixion de Cimiez. L’Assomption est calquée sur la partie centrale du retable de Savone et le Couronnement de la Vierge reprend le motif du retable de Santa Maria di Castello.
 

 

Emplacement

Antibes
France
43° 34' 52.5972" N, 7° 7' 42.4308" E

Cathédrale, Notre Dame de l'Immaculée Conception

Emplacement

Rue St Esprit
ANTIBES
France
43° 34' 52.4568" N, 7° 7' 42.78" E

L'église est constuite sur un haut-lieu sacré depuis l'Antiquité, déjà dédié au culte des dieux selon des fragments de l'époque romaine trouvés sur place. En 441, Antibes est le siège d'un évêché avec Armentaire, premier d'une lignée d'évêques qui se succèdent jusqu'au transfert de l'évêché à Grasse en 1244. Les églises paléo-chrétiennes et pré-romanes nous ont laissé quelques vestiges des églises de ces premiers temps du christianisme. Après des attaques destructrices en 1125,  il faut reconstruire : le choeur et les transepts témoignent de ces travaux, à la fin du 12ème siècle et au début du 13ème.  Aux 17ème et 18ème siècles, l'église subit encore les effets de conflits, la nef et la façade seront  reconstruites .                                                                                                                                                                                            

Le choeur et les transepts présentent un caractère roman d'une très grand pureté. Le chevet plat du coeur et des chapelles latérales s'apparente à la simplicité des constructions des ordres cisterciens ou chalaisiens. Cette ample architecture est bâtie en moyen appareil, dans un calcaire blanc et dur d'une carrière voisine. La nef et les bas-côtés sont couverts de voûtes d'arêtes dont la simplicité s'harmonise avec la construction romane. La façade, modifiée au 19ème dans un esprit très classique, a été restaurée en 1991, restituant des couleurs trouvées dans des enduits plus anciens.  

 

De somptueux autels baroques ornent l'église. Plusieurs oeuvres en bois sculpté sont remarquables : Christ en croix du 15ème siècle en bois d'olivier, Christ gisant en bois de tilleul du 17ème siècle, et les vantaux de porte de l'artiste provençal Joseph DOLLE représentant les saint protecteurs Roch et Sébastien. Mais c'est surtout le retable de la Vierge du Rosaire de Louis BREA qui attirera notre attention. L'oeuvre, terminée en 1515 réunit à l'iconographie du Rosaire celle de la Vierge de Miséricorde comme à Taggia, Biot et Briançonnet, faisant de la Vierge protectrice un sommet de la dévotion des fidèles.

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