Le jeudi, Sanctuaire de la Garoupe messe à 6h15, puis bénédiction de la Terre et de la Mer suivie de la procession, descente de la Vierge à Antibes avec compliments aux divers reposoirs. A 9h messe à la Cathédrale d’Antibes. Dans la soirée, chapelet, prières, chants à la Vierge et chant des Mariniers d’Antibes.
Le vendredi, à la cathédrale, veillée chantée : chants à la vierge et chant des mariniers. Suivie d'un concert de musique traditionnelle.
Le samedi, encore une soirée de prières avec chapelets et chants à la cathédrale. Puis desente aux flambeaux à la plage de la Gravette et feu de joie. Autrefois on brûlait des barques, aujourd'hui, on brûle du bois de pin.
Le dimanche, messe à la cathédrale à 6h15, puis procession à N D de la Garoupe avec station à six reposoirs. A l'arrivée, on vend les traditionnelles fougassettes et l'on dit la messe à la chapelle. La journée se termine avec un chapelet médité, dans le milieu de l'après-midi.
L'église est constuite sur un haut-lieu sacré depuis l'Antiquité, déjà dédié au culte des dieux selon des fragments de l'époque romaine trouvés sur place. En 441, Antibes est le siège d'un évêché avec Armentaire, premier d'une lignée d'évêques qui se succèdent jusqu'au transfert de l'évêché à Grasse en 1244. Les églises paléo-chrétiennes et pré-romanes nous ont laissé quelques vestiges des églises de ces premiers temps du christianisme. Après des attaques destructrices en 1125, il faut reconstruire : le choeur et les transepts témoignent de ces travaux, à la fin du 12ème siècle et au début du 13ème. Aux 17ème et 18ème siècles, l'église subit encore les effets de conflits, la nef et la façade seront reconstruites .
Le choeur et les transepts présentent un caractère roman d'une très grand pureté. Le chevet plat du coeur et des chapelles latérales s'apparente à la simplicité des constructions des ordres cisterciens ou chalaisiens. Cette ample architecture est bâtie en moyen appareil, dans un calcaire blanc et dur d'une carrière voisine. La nef et les bas-côtés sont couverts de voûtes d'arêtes dont la simplicité s'harmonise avec la construction romane. La façade, modifiée au 19ème dans un esprit très classique, a été restaurée en 1991, restituant des couleurs trouvées dans des enduits plus anciens.
De somptueux autels baroques ornent l'église. Plusieurs oeuvres en bois sculpté sont remarquables : Christ en croix du 15ème siècle en bois d'olivier, Christ gisant en bois de tilleul du 17ème siècle, et les vantaux de porte de l'artiste provençal Joseph DOLLE représentant les saint protecteurs Roch et Sébastien. Mais c'est surtout le retable de la Vierge du Rosaire de Louis BREA qui attirera notre attention. L'oeuvre, terminée en 1515 réunit à l'iconographie du Rosaire celle de la Vierge de Miséricorde comme à Taggia, Biot et Briançonnet, faisant de la Vierge protectrice un sommet de la dévotion des fidèles.

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