Emplacement
France
44° 3' 58.9464" N, 7° 12' 10.4796" E
Si nous sommes à « Val de Blore », c'est que nous avons voulu quitter la Tinée pour la Vésubie ou inversement. Nous sommes donc sur un lieu de passage. Rien d'étonnant à ce que les archéologues aient pu s'intéresser à cet ensemble de villages réunis dans ce Val des Pleurs habité depuis des temps immémoriaux. On a pleuré en 1612 quand l'ouverture d'une crevasse fut suivie de l'incendie de St Jacques de Blora, obligeant les survivants à s'installer à La Bolline (de boïn, bovin ?). Mais on pleurait bien avant, aux alentours de St Dalmas, village fortifié par les Templiers. Le martyre de cette jeune et jolie « Frema » épouse d'un seigneur cruel, donna son nom à une grotte et un col. Mais en prêtant l'oreille on doit encore entendre les gémissements de toutes ces femmes qu'il enfermait et qui criaient la faim (Bramafan) dans cette vallée des « blores ».
Les églises sont nombreuses et recèlent quelques signatures remarquables : celle de Jean-Baptiste van Loo (1704) dans l'église St Jacques à La Bolline ou celle de Rocca dans la chapelle des Pénitents Blancs du même village, celle de Guillaume Planetta à St Dalmas dans une des plus belles églises romanes (an 1000) de la région, monument classé, dédiée à l'« Invention de la Sainte Croix » laquelle détient également un retable d'Andréa de Cella et des peintures murales du XIVème. Une jolie chapelle à Mollières (de molheras = marécages) le « village des mangeurs de marmottes », rattaché à la France seulement en 1947 par référendum. Une dernière église mérite détour, consacrée aux pénitents noirs, à La Roche. Il restera suffisamment d'autres chapelles à visiter pour motiver un retour pour qui aurait quelque remord.

