Emplacement
France
43° 39' 29.1312" N, 7° 7' 21.7308" E
C’est le Loup qui donne son nom au village. Il y prend sa forme diminutive de Loubelo et coule paisiblement au pied du promontoire que domine l’imposant château. On l’aura compris, le Loup du lieu est tout ce qu’il y a de plus pacifique, agréable cours d’eau qui vient rafraîchir les plaines chaudes du littoral avant de se jeter dans la Méditerranée. Les romains profitaient déjà de ces plaines arrosées et verdoyantes. Nombres d’études érudites relatent les découvertes du quartier du Vaugrenier qui garde d’importants souvenirs de cette époque antique.
Le Moyen-Age apporte son lot d’attaques et de dangers. Le territoire alentour a gardé ses étonnantes tours de guet. C’est peut-être au pied de la tour de la Trinité (dite aussi de la Madone), au quartier de la Garde, que le premier village de Villeneuve-Loubet s’est formé. Elle est maintenant isolé, mais garde ce lien visible avec celle du Loubet au profil étrangement incliné. On imagine les signaux de feux et de fumées qui se répétaient de tour en tour, vers Saint Paul, Bar sur Loup, Cagnes et au-delà.
C’est sans doute autour du 12ème siècle que le site du Loubet prend son essor, la construction du château pourrait avoir débuté dès cette époque. Au cours du siècle suivant se fait l’entrée dans la grande Histoire, avec l’attribution du fief à Romée de Villeneuve, prestigieux ministre du Comte de Provence. L’homme d’arme jouera un rôle déterminant pour l’évolution de la Provence, mais c’est l’élévation de son âme qui le portera sur les plus hauts sommets du Paradis de la Divine Comédie de Dante Alighieri. On l’imagine en prière dans son château, revêtu de la bure du moine pour retrouver l’humilité qui fut sa plus belle arme.
Un site aussi noblement habité ne pouvait recevoir moins qu’un roi, c’est le plus puissant d’entre eux qui séjournera au château, à l’occasion d’une démarche de paix proposée par le pape Paul III. En 1538, François Ier s’installe à Villeneuve-Loubet, le temps de signer un traité avec son ennemi Charles-Quint, (c’est le célèbre Congrès de Nice), mais aussi de visiter les lieux alentours. Un tel événement reste dans nos mémoires et c’est joyeusement qu’on le revivra chaque année dans une grande fête de la Renaissance où le village s’anime de couleurs et bannières d’autrefois, donnant à chacun l’occasion de se vêtir de l’habit du villageois qui se prépare à accueillir le Roy.
La fête sera aussi celle des saveurs, les gastronomes avertis ne manqueront pas les fêtes gourmandes, instituées dans le souvenir d’Auguste Escoffier dont on visite encore la maison natale pour se délecter à la lecture des ses savoureux menus et recettes inventives. Au-delà du grand Chef, c’est l’aussi l’homme qu’on se plaira à découvrir. Tout comme le village où il est né, il ne manque pas de ressources et sera appelé à un destin prestigieux.
VILLENEUVE LOUBET - RENAISSANCE






