Cagnes-Sur-Mer (3)

Vierge de Protection, Vie de la Vierge, Enfance du Christ

Ces fresques ont été découvertes par hasard en 1936. L’abbé Malplat remarqua une boursouflure et un écaillage dans l’enduit de chaux de la voûte de l’abside. On gratta et l’archéologue H. Bonnet procéda au nettoyage du badigeon du 19ème siècle qui les recouvrait.

Ainsi apparut un cycle de la Vie de Marie couvrant les murs de l’abside.
 
La voûte est consacrée aux Christ qui figure à la clé dans l’image d’un Christ de Pitié, et aux évangélistes Luc, Marc et Mathieu qui décorent les voûtains. Saint Jean est représenté en partie haute de la voûte, au-dessus de l’autel. Chacun tient un phylactère portant une inscription, parfois effacée.
L’ensemble est complété par une représentation du Prophète Isaïe, dans le voûtain de gauche. L’inscription difficilement lisible, dévoile sa révélation « ECCE VIRGO CONCIPIET FILIUM» (voici, une Vierge enfantera un fils).
Dans le voûtain de droite, c’est une Sibylle qui apparaît, symbolisant la même dimension prophétique. (Mâle, p. 608). Ces prêtresses d’Apollon avaient été introduites dans l’iconographie chrétienne car leurs prophéties adressées au monde païen étaient très comparables à celles des Prophètes : elles avaient annoncé un sauveur.
 
Sur les murs se déroule le cycle de la Vie de la Vierge et de l’Enfance du Christ.
Au centre, un large panneau représente Notre Dame de Protection. Deux anges soulèvent les pans de son grand manteau vert pour dévoiler la présence des personnages placés sous sa protection. La division est assez inhabituelle, peu conforme à l’iconographie traditionnelle qui tend à placer les clercs à droite de la vierge, et les laïcs à sa gauche. Ici, on distingue des femmes à droite de la Vierge et à sa gauche figurent deux papes, des clercs et quelques laïcs.
Le donateur pourrait être représenté coiffé d’un haut bonnet dans un groupe en contrebas.
 
A gauche de ce panneau, au registre inférieur, une belle scène représente le Mariage de la Vierge. La stature du grand prêtre en robe blanche est impressionnante. En arrière plan d’un paysage mal défini, un rocher symbolise le Christ.
 
Le dernier panneau de gauche au registre inférieur est très effacé. Il pourrait représenter une Visitation. On devine deux femmes concentrées dans l’intimité de la confidence. Le panneau a été endommagé par l’ouverture d’une niche. Au-dessous, le tableau pourrait représenter l’Annonciation.
 
A droite de la Visitation, le récit se poursuit avec la Nativité. Les proportions de la scène sont étranges et lui confèrent un charme mystérieux. Marie, Joseph et l’enfant Jésus sont entourés de figures minuscules : l’âne et le bœuf au premier plan, un berger sur la montagne à gauche, les bergers et leur troupeau. Très symboliquement, une source bien visible jaillit de l’imposant rocher en avant plan sur la gauche, annonçant la rédemption et la purification à travers le Christ Sauveur. En arrière plan, une vaste étendue d’eau calme, la mer, très présente malgré son éloignement, source de vie purificatrice.
 
A droite du panneau central, le cycle se poursuit avec l’Adoration des Mages. La scène se déroule dans un même paysage rocheux à l’arrière plan perdu dans l’infini où l’on distingue la silhouette d’une ville.
 
Au registre inférieur, le Massacre des Innocents est une scène agitée sur une place entourée de hauts édifices. Ici encore, les proportions sont très irrégulières, le personnage d’Hérode semble être un géant, comme pour montrer sa puissance dsestructrice, il est presque aussi grand que les constructions.
 
A droite, la Fuite en Egypte est à peine visible, surmontée par la Présentation au Temple, très endommagée par le percement d’une fenêtre.
 
Ce cycle est ponctué par la présence des VERTUS figurant entre les scènes du registre supérieur. Elles sont représentées en pied, reposant sur des chapiteaux, sous la forme de jeune filles vierges selon l’image qui prend forme dès les débuts du christianisme. Sur six figures présentes à l’origine, seules quatre sont encore visibles, représentant la Charité (CARITAS) l’Humilité (HUMILITAS) , la Patience (PACIESIA) et la Tempérance (TEMPRA).
On peut remarquer le choix de vertus profondément humaines, au côté de la charité, comme la patience et l’humilité mettant en valeur des vertus intérieures et humbles qui assurent la sainteté de la vie d’un bon chrétien.
 
L’ensemble des peintures manifeste une certaine naïveté, elles montrent des maladresses, dans l’expression et dans les proportions. Certaines scènes n’en manquent pourtant pas de charme.
Elles pourraient être l’œuvre d’Andrea de Cella. On peut aussi envisager que certaines parties ont pu être retouchées ou repeintes, lors de l’agrandissement de la chapelle au 17ème siècle, comme l’image de la Vierge de Protection.

Emplacement

Rue Hippolyte-Guis
Cagnes-sur-Mer
France
43° 40' 4.476" N, 7° 8' 47.976" E

Chapelle Notre Dame de Protection

Emplacement

Rue Hyppolyte-Guis
Cagnes-sur-Mer
France
43° 40' 4.8396" N, 7° 8' 47.6304" E

 

 
La chapelle est située dans le village du Haut de Cagnes, en un lieu qui était autrefois à l’orée du bourg, au lieu appelé « Faubourg », sur une plate forme étroite dominant la vallée du Malvans et un vaste panorama sur la mer et les Alpes enneigées. Ce site était sur le passage de la route et la Vierge y protégeait les voyageurs.
Le premier édifice daterait du 14ème siècle. Il présentait un plan classique pour ce type d’oratoire, avec une abside et une courte nef ouverte destinée à servir de refuge aux passants.
L’abside est décoré de peintures dans le courant du 16ème siècle, sur le thème de la vie et de la protection de la Vierge Marie.
 
L’ensemble fut agrandi à partir de 1642, par décision du seigneur de Cagnes, Jean-Henri Grimaldi. Celui-ci voulut célébrer les succès de ses pourparlers auprès du roi de France pour aider son cousin Honoré II à se libérer du protectorat espagnol en le remplaçant par le français.
Le lien est parfois souligné entre l’événement imposant le protectorat français à Monaco, et le vocable de Protection sous lequel est placé la chapelle. Il nous semble peu approprié de confondre les deux termes, mais ce qui est certain, c’est que Jean-Henri Grimaldi ne fut pas insensible à la protection de la Vierge, lorsqu’il choisit d’enrichir cet édifice auquel il fait ajouter une nef, le porche et un clocher. Il manifeste ainsi ses remerciements pour le succès de l’opération.
 
D’autres travaux ont lieu au 19ème siècle. En 1833, le toit terrasse du clocher baroque est remplacé par une toiture à quatre pans couronnée d’une girouette. Vers la même époque, l’intérieur est couvert d’un badigeon qui rend les fresques invisibles. Ceci correspond bien au goût post-révolutionnaires de restaurations rapides et à peu de frais, assurant surtout l’entretien et la salubrité des édifices. l’entretien de la chapelle est alors assuré par la confrérie des Pénitents blancs.
 
La chapelle fait actuellement l’objet de restaurations, pour rénover les éléments du porche très dégradés (2008).
 
A l’intérieur l’abside est décorée de peintures murales du 16ème siècle, attribuées à Andrea de Cella, autour du thème de la Vierge de Protection et de la vie de la Vierge.
 
Dans la chapelle de gauche, un autel monumental est dédié à notre Dame au 17ème siècle, suite à la reconstruction de l’église, avec une toile représentant Notre-Dame du Mont Carmel, donnant le scapulaire à sainte Hélène et saint Simon stock.
 
Une statue de saint Roch est destinée à être portée en procession le jour de sa fête, le 16 août. Ce personnage exemplaire vivant à Montpellier au 14ème siècle, renonça à sa richesse léguée par ses parents pour aider les pauvres et les malades. Lors de son pèlerinage à Rome, il soigne de nombreux pestiférés, et attrape la peste. Il s’isolera dans une forêt où un chien vient le nourrir chaque jour d’un morceau de pain.
Ce saint du 14ème siècle s’imposa vite auprès de saint Sebastien pour protéger contre la peste. Les cultes populaires n’hésitent pas à s’enrichir de saints nouveaux qui ont démontré leur efficacité. En 1414, les évêques réunis en concile général à Constance avaient fait une procession solennelle en l’honneur du saint pour faire cesser la peste, et le fléau de la maladie s’interrompit. L’image de saint Roch devint très populaire, particulièrement après les terribles pestes de 1580 et 1631.

 

Fête de la Saint Pierre et de la Mer

Durant tout le week-end, activités nautiques et spectacles. Le samedi soir,  messe à l’Eglise Notre-Dame de la Mer en face de la place Saint Pierre suivie d'une procession vers la Chapelle Saint Pierre.
 21h30 : Embrasement de la barque sur la plage suivi de la bénédiction.
Tradition des pêcheurs du Cros-de-Cagnes avec le groupe folklorique « Nissa la Bella ».
 22h : Reprise des spectacles de déambulations sur le bord de mer piéton animé jusqu’à minuit.                                                                                        

Le dimanche matin, des balades en mer sont proposées. Puis c'est l'aubade des pêcheurs dans les ruelles du village du Cros-de-Cagnes qui mènera le public jusqu’au bord de mer, sur le parvis de la Chapelle Saint Pierre, pour déguster le verre de l’amitié. L'après-midi,  course de pointus : les pêcheurs du Cros-de-Cagnes se défient à la rame à bord de leurs bateaux traditionnels. Les prix sont donnés le soir à l'occasion d'une grande sardinade.
 

Emplacement

Cagnes sur Mer
France
43° 39' 16.9488" N, 7° 9' 34.7508" E

 ALCOTRA

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ALpi Latine COoperazione TRAnsfrontaliera Italia-Francia (Alpi)

 

Regione Liguria

 

Cote d'Azur

 Alpes Maritimes

 

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