Emplacement
France
43° 48' 33.3396" N, 7° 10' 13.0656" E
Lorsqu'on dépasse la zone industrielle qui, le reliant à Carros, en fait sa richesse, il paraît bien paisible aujourd'hui ce village perché sur son « brec » ou « broc » (sommet escarpé), en avant de l'olivaie qui lui offre un cadre argenté. Pourtant sa situation à la frontière entre Piémont et Provence lui prépare très tôt une histoire mouvementée.
L'église Ste Marguerite nous ramène au XVème, elle même bâtie probablement sur l'emplacement d'un château médiéval. Du Moyen Age il persiste quelques traces, mais les registres ne nous permettent pas de remonter avant 1593. Les récits qu'ils nous livrent sont terribles. Cela commence par des pillards gascons qui détruisent tout avant d'investir le château. Eux-mêmes se feront surprendre par de faux couvreurs brocois. On fait état en 1704 d'une expédition punitive par les Piémontais venus, de l'autre côté du Var pour se venger de leurs voisins quelque peu enclins aux rapines, en violant les Brocoises et bastonnant leurs prêtres. Moins d'un siècle plus tard ce sont les soldats français qui viennent installer leurs canons pour se défendre contre les Sardes qui les poursuivent.
A l'entrée du village, une très belle statue de St Antoine (XIVème) ainsi qu'un retable renaissant, dans la chapelle éponyme. Un peu de marche dans les ruelles, à la recherche d'un original « lavoir de la font Muraou » alimenté par une fontaine souterraine, pour contempler la décoration moderne d' Octave Guillonnet dans l'église dédiée à Ste Marie-Madeleine (se renseigner en mairie), ou à défaut, tenter de lire les lettres gothiques gravées sur le linteau de son porche d'entrée. Au centre du village, une étonnante place à arcades.
L'eau est tellement présente qu'on se laisserait aisément aller à détourner l'étymologie du nom du village.


