Bonson (4)

Retable de Saint Jean-Baptiste

 

Le retable semble avoir conservé son cadre d’origine. Il est formé de deux registres aux compartiments tous couronnés par un arc en plein cintre alvéolé, avec une prédelle.
 
Le compartiment central représente st Jean-Baptiste, enveloppé dans un manteau à larges plis. Selon LABANDE, la petite croix qu’il porte à la main gauche aurait été ajoutée lors d’une restauration. A gauche du saint se trouve sainte Claire tenant dans ses mains un ostensoir et un livre à l’éclat d’un rouge étonnant, à droite sainte Catherine d’Alexandrie portant la palme et la roue de son martyr, toutes deux également vêtues de manteaux au drapé généreux.
 
Les personnages au doux visage sont représentés sur un fond de ciel bleu et de paysage non défini.
 
Au registre supérieur, La figure centrale du Christ de Passion est entourée des deux panneaux de l’Annonciation.
La prédelle représente le Christ entouré des apôtres identifiés par des inscriptions,Thomas, Thadée, Barthélémy, Marc, Jacques-le-Majeur, Pierre, Jean, André, Jacques-le-Mineur, Matthias, Philippe et Simon. On remarque que Paul ne figure pas parmi eux, alors que l’évangéliste Marc est présent.
 

Emplacement

Bonson
France
43° 51' 45.4644" N, 7° 11' 22.5096" E

retable de Saint Benoît

 

Retable à dix compartiments, ensemble incomplet, sans prédelle.
 
 Au registre inférieur, cinq grands panneaux, avec au centre, saint Benoît en saint évêque, mitré et en chape, entouré par saint Michel Archange et saint Sébastien. A gauche, sainte Catherine d’Alexandrie portant le glaive, et à droite une sainte martyre, sainte Apollonie.
Au registre supérieur, une Vierge de Pitié est entourée de saints représentés à mi-corps : à gauche figurent saint Laurent, sainte Agathe, à droite, sainte Brigitte de Suède et saint Jean-Baptiste.
 

Emplacement

Bonson
France
43° 51' 45.576" N, 7° 11' 22.1244" E

Panneau de Saint Antoine Ermite

 

L’œuvre représente Grat évêque d’Aoste, Marie-Madeleine, Antoine l’Ermite, Gertrude de Nivelles, et Etienne diacre.
 
En voici une description détaillée, proposée par Luc thévenon :
"A une exception près ce panneau, probablement vestige d’un ensemble plus important, regroupe des saints très populaires en pays niçois. St Grat porte la tête de St. Jean-Baptiste qu’il avait retrouvée au cours d’une mission en Terre Sainte et rapportée à Milan, obtenant d’en conserver la mâchoire inférieure pour sa cathédrale où elle se trouve toujours dans le reliquaire d’orfèvrerie de la « Santa Mandibula ». Il était un protecteur des récoltes contre les nuisibles, des sauterelles aux mulots. Le foyer niçois de son culte est le bassin des Paillons.
Mais on le retrouve du littoral ( Beaulieu) aux hautes vallées ( Roure, Belvédère, dans le val d’Entraunes). La popularité de la Madeleine, dont le culte était présent partout, parfois célébré par des polyptyques prestigieux comme à Lucéram, n’est pas à démontrer. St. Antoine l’Abbé, ermite du désert du Sinaï, où il s’était retiré aux cotés de St. Paul de Thèbes, était invoqué comme protecteur de la gangrène, du « feu de St. Antoine » et du zona, mais il fut aussi l’un des premiers protecteurs contre toutes sortes d’épidémies, la peste en particulier. Ses chapelles sont nombreuses dans le Comté de Nice ; dans celle de Clans un excellent artiste lombard a développé, autour de 1480, sa  Vida  en 36 panneaux.
St. Etienne, protomartyr, lapidé sous Dioclétien, fait partie de ces saints des premiers jours du christianisme, titulaire de « pieve », premières paroisses desservant de vastes régions subdivisées par la suite, comme dans la haute Tinée ou à Guillaumes.
L’exception vient de Ste Gertrude de Nivelles dont c’est la seule représentation dans la région. Fille de Pépin de Landen et de Ste Itte ; pour échapper à un prétendant elle se retire dans le monastère de Nivelles en Brabant dont elle fut la seconde abbesse. Patronne des hôpitaux, des pèlerins, elle évitait les dévastations des rats et des souris, et donc protégeait les chats ! Tout comme l’ « eau de St. Grat », l’ « eau de Ste Gertrude » était répandue dans les caves et sur les champs pour en écarter les rongeurs. On la reconnaît, comme ici, aux rats qui grimpent le long de ses épaules".

Emplacement

Bonson
France
43° 51' 45.9108" N, 7° 11' 20.2704" E

Eglise Saint Benoît

Emplacement

Bonson
France
43° 51' 45.7704" N, 7° 11' 18.0312" E

 

L’église est à l’origine très réduite, accolée au château fortifié, avec une abside taillée dans le roc. Sa première construction remonterait au 11ème siècle. Elle fut peut-être rebaptisée et reconstruite au 15ème siècle, et agrandie au 17ème.
L’édifice actuel a été restauré. Un clocher fut construit à la fin du 19ème siècle.
 
L’église abrite quelques précieux retables :
 
Le retable de saint Antoine le Grand remarquable par la présence de sainte Gertrude, la sainte aux rats qui préserve des souris, des rats et donc de la peste.
Le retable de saint Benoît attribué à Jacques Durandi.
Le retable de saint Jean-Baptiste attribué à Antoine Bréa.

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