Les participants se rendent à pied depuis le village à Notre Dame de la Garoupe, où se déroule la messe suivie d'un pique-nique. La procession, menée par un mulet suivi des musiciens du Cepoun jouant du fifre et tambourin, et du prêtre, fait halte au Safranier pour un chocolat chaud ou café, puis à la plage de la Salis vers 10H15 pour un verre de vin et des pans bagnats géants. A l'arrivée à la chapelle, la messe est célébrée, suivie d'un pique-nique sous les pins.
Procession à la chapelle St Julien sur la route de Valbonne. Des aubades sont données dans la journée. Une partie de la fête est spécialement consacrée à des jeux conviviaux auxquels participent les enfants : courses en sac, jeu de roumpa pignata.
Le vendredi, concours de boules et pique-nique géant sur la place avec animation musicale.
Le samedi, animations toute la journée et le soir grand bal.
Le dimanche matin, grand-messe à l'église Ste Marie-Madeleine, suivie d'un vin d'honneur offert par la ville et le Comité des Fêtes. Animations toute la journée et grand bal en soirée.
Le lundi matin, procession à la chapelle Saint-Julien (départ de l’église Ste Marie-Madeleine, avec l’Amicale des traditions et Lou Cepoun). L'après-midi, concours de boules et jeux d'enfants, avec roumpa pignata (casse-marmite. Des jarres sont spécialement fabriquées pour les enfants qui les brisent).
En formulant une stricte parenté entre « la Vierge comme vêtement du Christ » et « le Christ comme robe de Marie », le langage exégétique du XIIIe siècle a posé les véritables conditions d’une transposition visionnaire de cette homologie. Dès lors, entrer sous le manteau de Marie a aussi signifié « revêtir le Christ » (Rm. 13, 14 ; Ga. 3, 27). On comprend alors la fortune tant narrative qu’iconographique du thème au XIIIe siècle dont Jean Delumeau a montré qu’elle allait de pair au XIVe siècle avec le développement des confréries. Jouant principalement de la définition métaphorique du corps du Christ comme corps d’Incarnation et comme corps d’Église, les auteurs ont alors déployé la robe mariale selon le prodigieux angle d’ouverture qui était le leur. Le manteau de la Vierge est ainsi devenu synonyme d’un « corps » idéal où pouvait prendre place tous ceux qui franchissaient l’enceinte du péché pour entrer dans le sein de l’Église. C’est alors que ce manteau de Marie pouvait protéger, c’est-à-dire contrôler en même temps qu’introduire les hommes dans la lumière du Christ Sauveur et Rédempteur.

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