Beaulieu-Sur-Mer (1)

Eglise Sancta Maria de Olivo

Emplacement

Boulevard du Maréchal-Leclerc
Beaulieu-sur-Mer
France
43° 42' 22.4784" N, 7° 20' 5.9388" E

 

L’église est citée dès 1075 dans le cartulaire de la cathédrale de Nice, mais elle est probablement antérieure à cette date. Elle fut sans doute construite à l’origine sur les ruines d’un temple païen. Elle passe en 1078 sous l’autorité de l’abbaye de saint-Pons, puis retourne sous la tutelle de la cathédrale de Nice, à laquelle elle procure de substantielles dîmes.
 En 1823, un décret de Mgr Colonna d’Istria, Evêque de Nice, l’érige en paroisse indépendante de Villefranche-sur-Mer et de Saint-Jean-Cap-Ferrat.
Après la séparation de l’Eglise et de l’Etat en 1905, l’église fut désaffectée. Elle est désormais utilisée comme lieu d’expositions pour des artistes.
 
L’église a été remaniée à plusieurs reprises, en 1802, 1838 et 1852.
Son plan très simple correspond au plan traditionnel des églises romanes des Alpes du sud : nef unique de deux travées terminée par une abside semi-circulaire, sans transept. L’abside est flanquée au nord d’une absidiole également en hémicycle. Cependant, sa construction est extrêmement frustre et dépourvue de tout décor.
 
A l’extérieur, le chevet en petits moellons est d’un grand intérêt. On y observe de nombreux remplois de matériaux antiques. Diverses fouilles ont révélé sous l’édifice la présence de substructions gallo-romaines et de nombreuses sépultures.
Une colonne de l’édifice en style ionique pourrait être une récupération de colonne romaine du 1er siècle.
Un élément de fresque est encore visible, représentant une tête d’ange datant probablement du 14ème ou 15ème siècle. Elle est visible dans le décor de la voûte.
Une pierre sculptée du 11ème siècle en forme de culot représente une figure presque grotesque, entourée de deux spirales.
 
Le vocable de l’église témoigne d’un culte à la Vierge nettement prépondérant au Moyen-Age. Les vertus protectrices de la mère du Christ sont essentielles et toutes les fêtes qui lui sont liées sont célébrées avec dévotion.
A Beaulieu, Paul Canestrier relate une tradition particulière : « Durant la neuvaine préparatoire à la fête patronale de la Nativité de Notre-Dame, on reccueillait sur la plage, non loin de l’église, un pain rond de cire jaune que la mer apportait en hommage à la Vierge. On l’accrochait en ex-voto autour de la niche de Notre-Dame, à côté des pains recueillis les années précédentes. Depuis 1861, ce prodige mystique ne s’est plus renouvelé ».
Ces disques étaient en fait des « pains » de cire qui restaient dans les lanternes des barques après y avoir brûlé les chandelles. ce qui en restait était jeté à la mer par les pêcheurs.
 

 

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