France (129)

Carnaval de Saint-Martin-de-Vésubie

 

Voici des éléments de description empruntés à l’article « Le carnaval de Saint-Martin-Vésubie » dans la revue Pays Vésubien :
SAMEDI : tournée du héraut et arrivée de S.M Carnaval.
L’annonce du carnaval est réalisée l'après-midi du samedi précédant le mardi gras, par un Héraut, généralement juché sur un équidé, un mulet ou un cheval.
Il annonce l’arrivée de sa majesté Titoun, diminutif donné à Sa Majesté Carnaval à Saint-Martin-Vésubie. Il fait le tour du village, juché sur un âne ou sur un cheval, encadré par les deux Abbats, afin de prévenir les villageois du début imminent des festivités carnavalesques.
DIMANCHE : sortie de S.M. Carnaval. Animations dans le village.
LUNDI : tournée du Biffou dans le haut du village
Elle se déroule le lundi et le mardi gras. Le lundi, le Biffou djouve exécute la tournée qui se déroule dans le haut du village. Dès le matin, l'Abbat, sa hallebarde fichue d'une morue, d’une fougasse, d’un poireau et d’un chou, le Biffou avec sa massetto, et la musique passent encore comme autrefois dans chaque maison pour collecter farine, œufs, huile, noix ou d'autres denrées que les villageois auront laissées sur la table de la salle.
Puis Vin d’honneur (ambigut), place Félix Faure offert par la municipalité
MARDI : tournée du Biffou dans le bas du village. C’est le Biffou Madje qui entre en scène et qui s’occupe du bas du village. Durant cette quête, le Biffou, entouré de son Abbat, de son Porto Cavagn et de musiciens entre dans chaque foyer afin de récolter des victuailles ou de l’argent. Toutes les maisons préparent une merendo : café, vin, pastis, selon l’heure, voir brande ou genepi accompagnent la petrino et autres charcuteries. Les tournées du Biffou prennent alors un temps certain, l’état des participants allant généralement de paire avec la convivialité retrouvée. Dans la plupart des maisons, cette visite est attendue avec impatience. Il ne faut donc pas avoir le malheur d’en oublier une seule.
C’est durant cette tournée que les enfants du village tentent de voler au Biffou la petite bourse qu’il attache à son poignet gauche. Autrefois remplie de piécettes, elle contient aujourd’hui des bonbons que les enfants tentent de lui prendre. Pour les en empêcher, il court à toutes jambes ou frappe les enfants de sa massetto.
C’est aussi lors de ces collectes que l’on peut observer des « combats » de jeunes villageois contre le Biffou. Il se défend à l’aide de sa massette, dont il se sert pour frapper, généralement à hauteur des fesses, toutes personnes qu’il rencontre ou celles qui ont peu ou pas donné lors de la quête.
 
Vin d’honneur : L’ambigut du mardi qui se déroule sur la place de la Frairie, située au sud du village, dans sa partie la plus ancienne. Il est offert par l’association organisatrice. Ces apéritifs se déroulent en musique. Le Biffou du jour y est présent et conduit une farandole avec les habitants.
Le soir, incinération de S.M. Carnaval, le Titoun.
Le Mercredi des Cendres, on brûlait le mannequin de Carnaval sur la Place de la Gare. Désormais, l’incinération a lieu le mardi soir et représente le dernier moment fort du Carnaval. Ce caramentran (de « carême entrant »), est accompagné en procession jusqu’au bûcher. Le char du roi est entouré des Abbats, des jeunes portant le costume des pénitents blancs et des musiciens.

Festin des Genêts

 

Voici la description qui nous est proposée dans l’ouvrage  Mémoires d’une cité méditerranéenne  :Le scénario du festin des genêts organisé sur la place de la République par le comité des fêtes et l'association des Coqs roquebrunois le dernier dimanche de juin, reste inchangé.
Les enfants costumés sont attendu, dès 15 heures sur la place de la République (appelée place des Fêtes) pour leur inscription officielle. Il por­tent des parures, des déguisements exclusivement confectionnés de fleurs de genêts. L'invention, l'imagination, la technique de couture, de collage, d'agrafage des rameaux de genêts résultent d'un savoir-faire de créateurs qui sera récompensé par l'intermédiaire du sacre et du plus beau costume.
Un podium est installé au fond de la place avec un groupe de jeunes musiciens. Faisant face à la longue table des élus, une estrade trône au centre de la place sur laquelle vont défiler l'un après l'autre les jeunes candidats. Le public constitué des familles. des faiseuses de parures de genêts, d'observateurs participants se réu­nissent autour des tables et des chaises jonchées de fleurs qui attendent d'être ajustées au dernier moment sur un short ou une robe. Les observateurs affluent dès 15 heu­res, le bar de l'entrée tenu par les Coqs distribuent les boissons. Devant la scène improvisée, une longue table de banquet accueille les représentants de la commune chargés de l'élection. Des coupes trônent sur des tréteaux devant le podium de l'orchestre.
À 16 heures. le président des Coqs assisté du clown qui anime la fête de ses bons mots et de ses facéties, appelle par micro tous les partici­pants à venir au pied du podium pour le défilé tradition­nel. Aussitôt se précipitent tous les héros des contes populaires et des récits ou des épopées contemporaines : Abeille, Blanche-Neige. Robert le Diable. Peter Pan, La Belle au Bois dormant. Alibaba sans les 40 voleurs, les Sorcières, Cendrillon, Bécassine, Goldorak, E.T.  etc...
Après plusieurs tours de rondes chantées accompagnées par les musiciens, les enfants costumés se hissent chacun leur tour sur l'estrade, exhibant d'une main leur numéro inscrit sur un carton. Le micro clame le nom de l’enfant et celui de sa commune, jusqu’au dernier participant. La municipalité réunie en jury délibère et annonce le nom de la reine des genêts et celui de son page. Des prix sont offerts par diverses associations et commerces de la commune. Le couple royal de l’année recevra des mains de M. le maire, sous les applaudissements et les rythmes de l’orchestre, une broche vermeil représentant un brin de genêt.
A l’issue de la cérémonie populaire, une copieuse collation est offerte par les Coqs.
Le soir, sur la place, le bal des genêts clôture la fête.

Eglise Notre-Dame de l'Assomption

 

L’église de Puget-Théniers, sans atteindre le niveau de cathédrale, tint une place éminente dans le diocèse de Glandèves. C’est là que résidait l’évêque lorsqu’il n’était pas dans la partie française de son territoire.
L’église n’eut jamais suffisamment de richesse pour devenir collégiale, mais l’édifice est imposant dans ses proportions dès le 13ème siècle.
L’appartenance aux Templiers reste douteuse, mais on sait que dès 1066, les moines de Lérins en ont la dépendance. Ils ont de nombreuses propriétés dans la région. Ils resteront présents au cours des siècles suivants, non sans conflits avec les consuls de la communauté sur les dépenses à effectuer pour l’entretien.
La vaste nef se termine par une abside semi-circulaire qui était à l’origine ouverte de trois fenêtres. Le chevet garde les aspects de cette construction d’origine, avec une pierre habilement taillée et appareillée et une corniche en dents d’engrenage qui faisait la jonction avec la partie haute de l’église. On retrouve ici le plan commun à maints édifices de nos vallées, dans le courant du 13ème siècle, notamment à Ascros et à Glandèves, cathédrale toute proche.
 
Le mur gouttereau nord porte encore la trace d’un important portail. Etait t’il l’équivalent du Portail Royal d’Embrun, situé également au nord de l’archi-cathédrale ? L’entrée se fait désormais en façade, par un portail à l’accent gothique ajouté au 15ème siècle, avec l’oculus qui le surmonte, et sans doute remanié depuis.
Une autre grande période de remaniements a lieu au 18ème siècle pour faire entrer l’église dans le modèle Baroque. La voûte est reconstruite en stuc et des chapelles sont ajoutées le long de la nef. Suite aux restaurations du 19ème siècle, des saints vénérés localement y sont représentés, st Nicolas de Tolentino et Ste Aplollonie.
 
L’église offre au visiteur la découverte d’œuvres étonnantes, beaucoup d’entre elles provenant de l’église conventuel des chanoines augustin présents à Puget-Théniers jusqu’en 1783. Au maître autel figure le retable de Notre-Dame-du-Bon-Secours, œuvre du maître hollandais Antoine Ronzen au style flamand tout emprunt des influences de la Vénétie où il vécut. Sa présence à Puget-Théniers ne surprendra pas, il s’y marie dans les premières années du 16ème siècle avec Honorée Luca, fille d’un peintre local.
Le style de l’Europe du Nord est aussi marqué dans l’œuvre sculptée monumentale qui représente un calvaire, avec trois scènes juxtaposées de Crucifixion, Mise au tombeau et Résurrection. L’ampleur des plis des vêtements, leur imposante construction signe l’appartenance à une école dans la continuité du maître flamand Claus Sluter qui, dès la fin du 14ème siècle dégage une intensité d’expression monumentale et puissante encore jamais atteinte. L’œuvre présente ici n’est pas signée, elle fut probablement effectuée par un atelier de passage, au début du 16ème siècle.
 
L’iconographie baroque se développe autour de l’autel du Rosaire daté de 1730. Saint Dominique et sainte Catherine de Sienne qui dominent l’œuvre rappellent le rôle joué par les Dominicains dans la diffusion du culte du Rosaire au 13ème siècle. Mais c’est au moment de la Contre-Réforme que la Vierge du Rosaire deviendra le symbole de la victoire, celle du bien sur le mal, après qu’elle ait donné la victoire aux soldats chrétiens lors de la bataille de Lépante. Les quinze représentations des Mystères Douloureux, Joyeux et Glorieux entourent une niche où un crucifix remplace la Vierge. Les panneaux latéraux représentent St Antoine Ermite et Saint Nicolas-de-Tolentino, protecteur des Augustins dont la présence a marqué Puget-Théniers pendant plusieurs siècles. 
 
 

Notre Dame du Puy

 

C’est dans un contexte favorable que l’on peut situer l’émergence et le spectaculaire développement de la cité grassoise. L’élevage ovin, fournisseur de laine et de peaux, traitées grâce aux eaux abondantes drainées par les reliefs karstiques, l’établissement de liens commerciaux et de traités diplomatiques avec des puissantes cités comme Gênes ou Pise font rapidement de Grasse une authentique puissance régionale. « Grasse, moins exposée aux descentes de pirates et jouissant d’un climat salubre » accueillera désormais l’évêque d’Antibes, ville menacée par une razzia de pirates. Tels sont du moins les arguments que propose la bulle du pape Innocent IV donnée  le 19 juillet 1244. Ce document décide du transfert pur et simple du siège épiscopal d’Antibes à Grasse. La cathédrale Notre Dame du Puy a été probablement bâtie au cours de cette période, au milieu du XIIIe siècle.
Cette cathédrale médiévale  a été modifiée et agrandie. Au 17ème siècle, on reconstruit le choeur, et au 18ème siècle on construit une crypte sous l'église, on surmonte les bas-côtés de tribunes, on adjoint une chapelle baroque au bas-côté sud et l'on reconstruit le clocher. L'édifice garde cependant un caractère roman imposant et harmonieux largement inspiré par l'Italie du Nord.
La façade ouest comporte deux niveaux correspondant à la structure interne du bâtiment :
Une nef centrale étroite et haute flanquée de bas cotés de moindre élévation. Ces deux niveaux sont soulignés de petits arcs brisés, rampant le long de la toiture et appelés « arcatures lombardes ». Aux angles des murs on distingue des bandes lisses en léger relief : les lésènes.                    
 Selon un parti très fréquent en Ligurie ou en Piémont, la cathédrale est construite sans transepts, un plan que l'on retrouve jusque dans des édifices importants en Italie, comme à la cathédrale de Gênes.                                                                                        
 La nef est couverte d'une voûte supportée par des ogives carrées massives, reprenant un modèle lombard, remarquablement bien appareillées. Les piles cylindriques au profil également lombard se raccordent de façon assez inattendue à ce type de couvrement.
 
La cathédrale présente un patrimoine remarquable, avec des oeuvres de Rubens et de Fragonard, la châsse en bois sculpté de saint Honorat au décor savoureux peint au 15 ème siècle, et le retable de saint Honorat exécuté par un peintre de l'entourage de Louis Bréa.

 

Villars-sur-Var

Emplacement

France
43° 56' 13.5276" N, 7° 5' 54.132" E

 

On ne peut pas monter sur le plateau de Savel sans venir déguster un « clos saint Joseph » bien frais, sur une terrasse ombragée. Mais la dégustation de ce vin sera d'autant mieux méritée qu'elle permettra de se reposer après une visite au village. On pourrait remonter le temps jusqu'en 1000 avant notre ère que l'on trouverait traces et récits d'habitations, d'invasions barbares, de famines ou d'épidémies redoutables qui feront descendre la population progressivement vers le site où nous nous trouvons aujourd'hui.
En 1388, la région niçoise rallie la bannière du Comte de Savoie et les Grimaldi de Beuil qui reçoivent Villars ont compris à leurs dépens, en 1621, qu'on ne brave pas impunément son suzerain, même s'il a tenté de vous empoisonner : Annibal sera exécuté et son château rasé. Le village garde cependant de nombreux vestiges médiévaux et l'on saura lire dans cette disposition concentrique les différentes périodes d'urbanisation.
Quelques incontournables parmi tant de choses à voir : l'allée de colonnes Grimaldi (XVème), la porte St Antoine, la Castre et tant de merveilles dans les églises, signées de noms dont certains dépassent la notoriété niçoise. Dans l'église, le « polyptyque de St Jean-Baptiste » (1524) est attribué à Antoine Bréa, tandis que sa partie centrale est signée d'Antonio Ronzen et la statue du saint patron, aujourd'hui détachée de l'ensemble, de Mathieu d'Anvers (autre flamand installé dans la région).
Aura-t-on maintenant le courage de poser son verre pour sortir du village et rendre visite au pont médiéval, ou contempler un Jacques Bottero à l'intérieur de l'église Saint-Martin (XIème à XVIIème) dans le village perché de Thiéry (voir les restes du premier château des Beuil). N'oublions surtout pas un petit chocolat maison à la gare avant de repartir par le train des pignes !
 
 

Venanson

Emplacement

France
44° 3' 12.0924" N, 7° 15' 5.3712" E

 

Lieu fréquenté par les touristes, en villégiature à St Martin de Vésubie, cet observatoire perché sur son piton rocheux est attesté comme pays de Venacione (« Venasseurs », en rapport avec la chasse) dès le 11ème siècle. De ce fait, on ne manquera pas de s'étonner de voir le village sous le patronage de St Sébastien, victime réputée des archers. Sa vie nous est racontée en 13 tableaux (datés de 1481), dans la chapelle qui porte son nom, par Jean Baleison, le même auteur qui, pour la même occasion, dans une église dédiée au même saint, achèvera 10 ans plus tard, à St Etienne de Tinée, la peinture murale représentant la mort tirant ses flèches sur la population. Cette chapelle fut érigée pendant la grande peste de la fin du XVème siècle. Un peu plus loin la chapelle St Roch, protecteur du village contre la peste, expose les peintures murales de Paul Macaris (1987).
Des promenades ? On peut parcourir la forêt de la Malune ou partir à la recherche de chamois ou même de mouflons en montant vers les cols du Fort, vers le pic du Tournairet (qui domine le magnifique village de La Tour) ou celui de Colmiane dominé par le pic du même nom, bien connu des skieurs. Une ombre imposante couvre le sol ! Ne soyons pas étonnés, quelques couples d'aigles royaux nichent dans les environs immédiats.
 

                          

Valdeblore

Emplacement

France
44° 3' 58.9464" N, 7° 12' 10.4796" E

 

Si nous sommes à « Val de Blore », c'est que nous avons voulu quitter la Tinée pour la Vésubie ou inversement. Nous sommes donc sur un lieu de passage. Rien d'étonnant à ce que les archéologues aient pu s'intéresser à cet ensemble de villages réunis dans ce Val des Pleurs habité depuis des temps immémoriaux. On a pleuré en 1612 quand l'ouverture d'une crevasse fut suivie de l'incendie de St Jacques de Blora, obligeant les survivants à s'installer à La Bolline (de boïn, bovin ?). Mais on pleurait bien avant, aux alentours de St Dalmas, village fortifié par les Templiers. Le martyre de cette jeune et jolie « Frema » épouse d'un seigneur cruel, donna son nom à une grotte et un col. Mais en prêtant l'oreille on doit encore entendre les gémissements de toutes ces femmes qu'il enfermait et qui criaient la faim (Bramafan) dans cette vallée des « blores ».
Les églises sont nombreuses et recèlent quelques signatures remarquables : celle de Jean-Baptiste van Loo (1704) dans l'église St Jacques à La Bolline ou celle de Rocca dans la chapelle des Pénitents Blancs du même village, celle de Guillaume Planetta à St Dalmas dans une des plus belles églises romanes (an 1000) de la région, monument classé, dédiée à l'« Invention de la Sainte Croix » laquelle détient également un retable d'Andréa de Cella et des peintures murales du XIVème. Une jolie chapelle à Mollières (de molheras = marécages) le « village des mangeurs de marmottes », rattaché à la France seulement en 1947 par référendum. Une dernière église mérite détour, consacrée aux pénitents noirs, à La Roche. Il restera suffisamment d'autres chapelles à visiter pour motiver un retour pour qui aurait quelque remord.
 

La Tour

Emplacement

Italy
43° 56' 47.1228" N, 7° 11' 3.12" E

 

Il a fallu s'écarter de la Tinée pour venir se dépayser à La Tour, prendre un bain de couleurs. En remontant religieusement l'entrelacement des ruelles, à la recherche d'une nouvelle façade décorée, d'un nouveau trompe-l'œil surprenant, on ne mettra pas longtemps à réaliser que l'on foule les dalles d'un village classé monument historique. Si le moulin à huile date du XVIIIème, St Martin est l'une des rares églises gothiques qui n'ait pas vu sa façade ramenée au goût baroquisant. Une « maison des templiers »... On opère une plongée paradoxale dans l'obscur d'un Moyen Age omniprésent, tout en étant illuminé des couleurs italiennes.
Les démons et toutes sortes de diables ne sont pas loin, ramenés de la montagne par St Bernard de Menthon comme l'atteste une peinture dans la chapelle des Pénitents Blancs. On ne craindra pas pour autant de se perdre dans ces coupes-gorges enchevêtrés que devaient hanter, il n'y a pas si longtemps sans doute, les fantômes des victimes de la peste de 1467, poursuivant les quelques survivants qui avaient déserté St Jean d'Alloche, leur premier village, juché sur le chemin du col de Gratteloup.

La peinture colore les rues comme elle décore l'intérieur des églises. Une « Passion du Christ », un « Jugement dernier », probablement signés de Brevesi et de Nadali, peintres niçois de la fin du XVème. Et puis cette place qui semble disposée autour d'une monumentale fontaine octogonale et présente au visiteur qui la découvre par hasard, ces maisons à arcades bien réelles ou aux reliefs en trompe l'œil.

         

                    

Sigale

Emplacement

France
43° 52' 18.8796" N, 6° 57' 52.1064" E

 

Avant d'entrer dans Sigale, on ne manquera pas de s'arrêter. Si l'on vient de Roquesteron, on passe par la cité romaine d'Alassia. Les ruines de son temple ont comme souvent permis la construction d'un édifice chrétien qui efface toutes traces d'un ancien culte, tout en restant lieu de pèlerinage (19 mai), vestige de rites aux origines oubliées. Notre dame d'Entrevignes date du XIIème et contient de magnifiques fresques relatant la vie de Marie. Allez, encore un petit effort pour monter jusqu'à Cuébris le village le plus peuplé de la région au XVème, enchâssé avec son château dans le piton qui le domine. Si l'on entre dans la vallée de l'Esteron venant du Riolan, après avoir emprunté le Vieux pont de Sigale, on s'arrêtera à la clue.
La route coupe en réalité deux villages, Sigale au sud et Sigalon qui n'est plus que ruines. Flâner dans le village fortifié, à la découverte d'une porte médiévale, d'un reste des remparts, de souleiaires ces séchoirs à fruits (figues) qui donnent cette allure particulière à certaines maisons et granges, ou encore d'enseignes. L'une d'elles fait article pour un tailleur de pierre et porte la date de 1714. Encore une église romane typée avec sa décoration baroque à l'intérieur dont le « buste reliquaire de Ste Lucide » et l'« Adoration du Sacré Cœur » daté de 1762
Les marcheurs ne manqueront pas le circuit de la Cime de la Cacia (4h30 pour 650m de dénivelé tout de même) pour aller voir un castellaras ligure et deviner dans quelle direction elle envoyait ses signaux.
 

Chapelle Notre Dame d'Entrevignes

 

Située à 3,5 Km du village de Sigale sur la route en direction de Roquesteron, cette chapelle rurale  date du XVe siècle. Sa construction s'inscrit dans un modèle classique courant dans la région.
A l’intérieur la nef est recouverte d’une voûte en berceau, le chœur en voûtes d’arêtes,
Le chevet est plat.
 
A l’intrados de l’arc doubleau sont représentés les Prophètes et ancêtres du Christ :
Quatre d’entre eux sont bien conservés : Salomon - Isaïe - David - Balan.
 
Les scènes à découvrir sur le chevet, les voûtains et murs latéraux racontent la vie de Marie :
-          Au chevet, rencontre d’Anne et Joachim.
-          Au voûtain gauche, Nativité de Marie.
-          Présentation au Temple.
-          Annonciation
-          Visitation
-          Suspicion de Joseph
-          Assomption et Couronnement
 
Il est inhabituel de voir un cycle aussi complet consacré à la Vierge sans présence de son Fils. Ces scènes proviennent généralement de textes apocryphes. Ceci fait l’originalité de cette chapelle.

Emplacement

France
43° 52' 21.1044" N, 6° 57' 54.576" E

 ALCOTRA

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